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La méthode employée était vieille de 150 ans. Les peaux
d'animaux qu'on venait d'abattre arrivaient salées, pliées et ficelées.
Tout d'abord, on les déballait, on les marquait pour
les identifier et on les trempait dans l'eau pendant trois jours. On les
retirait avec un instrument spécial (une sorte de pince) pour ne pas les
déchirer. Elles étaient, ensuite, placées sur une surface de bois pour les
gratter afin d'enlever le poil.
Comme deuxième opération, on les retrempait dans
trois immenses récipients contenant de la chaux. Après avoir séjourné 40
heures et après avoir été brassé fréquemment, les peaux étaient
changées de récipients. Ces récipients contenaient une solution de chaux
de plus en plus forte. Le troisième récipient terminait cette opération.
L'étape suivante consistait à enlever le surplus
de chair avec un couteau spécial et les peaux étaient à nouveau trempées
dans l'eau afin de les débarrasser de toute trace de chaux qui aurait pu
séjourner dans leurs pores. On procédait, ensuite, à un bain de
cinq semaines dans la liqueur de pruche ou de "cobrico"; certaines cuves
contenaient aussi des matières fécales de poules, mélangées à l'eau: cela
rendait le cuir plus souple mais dégageait des odeurs nauséabondes!
Un tuyau de vapeur, alimenté par une immense bouilloire,
infusait de la chaleur dans ces cuves, continuellement. On renvoyait,
ensuite, ces résidus dans un petit ruisseau situé, autrefois, tout près de
la tannerie. Les peaux étaient, ensuite, étendues sur des perches afin de
les sécher.
Les procédés de tannage ne se terminaient pas là.
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