La Tannerie

78 Rue Saint-Jean-Baptiste 

Baie-Saint-Paul

Le tannage

La méthode employée était vieille de 150 ans. Les peaux d'animaux qu'on venait d'abattre arrivaient salées, pliées et ficelées.

Tout d'abord, on les déballait, on les marquait pour les identifier et on les trempait dans l'eau pendant trois jours. On les retirait avec un instrument spécial (une sorte de pince) pour ne pas les déchirer. Elles étaient, ensuite, placées sur une surface de bois pour les gratter afin d'enlever le poil.

Comme deuxième opération, on les retrempait dans trois immenses récipients contenant de la chaux. Après avoir séjourné 40 heures et après avoir été brassé fréquemment,  les peaux étaient changées de récipients. Ces récipients contenaient une solution de chaux de plus en plus forte. Le troisième récipient terminait cette opération.

L'étape suivante consistait à enlever le surplus de chair avec un couteau spécial et les peaux étaient à nouveau trempées dans l'eau afin de les débarrasser de toute trace de chaux qui aurait pu séjourner dans leurs pores. On procédait, ensuite, à un bain de cinq semaines dans la liqueur de pruche ou de "cobrico"; certaines cuves contenaient aussi des matières fécales de poules, mélangées à l'eau: cela rendait le cuir plus souple mais dégageait des odeurs nauséabondes!

Un tuyau de vapeur, alimenté par une immense bouilloire, infusait de la chaleur dans ces cuves, continuellement. On renvoyait, ensuite, ces résidus dans un petit ruisseau situé, autrefois, tout près de la tannerie. Les peaux étaient, ensuite, étendues sur des perches afin de les sécher.

Les procédés de tannage ne se terminaient pas là.

 

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