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Petite
histoire d’un beau moulin de Baie Saint-Paul
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| Le moulin de monsieur Athanase Tremblay | ||||||||||||||||||||||||||||||
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Dans
l’histoire de notre région, on relate que, vers 1684, fut construit un
premier moulin pour la production du lainage, dans la Vallée du Gouffre
à Baie Saint-Paul. Il était situé à proximité de la rivière dite du Moulin,
au bas de la Baie. En 1688, à Baie Saint-Paul, un moulin à scie produisait,
tous les ans, près de 25 milles pieds de planches chargées à bord des
bateaux, pour la vente sur les marchés extérieurs à la région. Vers la
fin du régime français, les habitants ne bénéficiaient encore que de la
production des seuls et mêmes moulins construits en 1684 par le Seigneur de
Beaupré. Il faut se rapporter à la période d’après la Conquête pour étudier
avec plus de précision, l’évolution des moulins à la Baie Saint-Paul.
Voici une magnifique photo du Moulin à farine d’Athanase Tremblay, moulin construit en 1756.
Le moulin d’Athanase Tremblay avant le feu de 1927 Le contrat de construction fut passé en 1755 entre les messieurs du Séminaire de Québec, propriétaires de la Seigneurie de Beaupré et un monsieur Bazin, négociant de Baie Saint-Paul. Ce moulin était construit à proximité d’un cours d’eau appelé le Bras du Nord ouest (rue Tremblay à Baie Saint-Paul). Plusieurs propriétaires de ce moulin se sont succédés et monsieur Louis Gariépy de Baie Saint-Paul lui a donné son nom (Le moulin Gariépy) durant plusieurs années.
En 1925, monsieur Athanase Tremblay, après avoir exercé plusieurs métiers, achète le moulin. Sa famille comptait de nombreux garçons en âge de l’aider. Ce moulin remplissait plusieurs fonctions : moudre le blé pour en faire de la farine, fabriquer des bardeaux de bois pour la construction de maisons et carder la laine des moutons. C’était donc un moulin à farine, à bardeaux et à cardes. Au début, ces opérations étaient actionnées par la force hydraulique puisée dans la rivière du Bras et, par la suite, par un moteur à gaz.
Madame Gemma Tremblay, épouse de monsieur Thomas Girard, nous a expliqué, avec force détails, le travail du cardage de la laine.
À l’automne, les éleveurs de moutons dépouillaient les bêtes de leur toison de laine. Après un premier nettoyage à la ferme, ils apportaient cette laine au meunier. Ce dernier enlevait les grosses saletés (chardons, feuilles, pailles) à l’aide d’un instrument appelé échiffoir. L’échiffoir était aussi utilisé pour démêler les fibres. Le travail de cardage se faisait en passant la laine dans de gros rouleaux hérissés de pointes de plus en plus fines pour en arriver à obtenir ‘la nappe de laine’. Puis, cette laine ainsi traitée, prenait l’aspect de boudins appelés torons. C’était la dernière opération avant le filage au rouet chez l’habitant. Une livre de torons coûtait 6 cents. L’immense grenier sous les combles servait d’entrepôt pour les céréales, entre autres. On y puisait la dîme, part réservée au curé pour payer son salaire, à l’époque. Ce grenier était aussi le lieu privilégié où les enfants de la famille et du voisinage s’amusaient à des jeux de cachette malgré leur peur….. des souris.
Moulin reconstruit Pendant plusieurs années, cette laine fut vendue sur les marchés extérieurs. La concurrence des grosses filatures qui achetaient la laine des cultivateurs à des prix supérieurs à ceux des filatures locales a eu raison de cette petite industrie. Dans
les années suivantes, les fils de monsieur Athanase Tremblay, Lorenzo et son
frère François-Xavier, devinrent propriétaires.
L’immeuble
a subi plusieurs rénovations pour loger des membres de la famille Tremblay.
Monsieur Cyril Tremblay, fils de monsieur Roméo Tremblay, en est le propriétaire
actuel.
Cet immeuble, malgré les nombreuses transformations, garde toujours ses airs de grandeur d’antan
Pour en savoir davantage sur les étapes de transformation de la laine, cliquer ici.
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