La production

En 1910, Edmond Simard fonde le Moulin Edmond Simard Enr. Son but : fabriquer à partir d’essence de bois franc (exclusivement le bouleau) du bois de fuseaux. En effet, la demande venant d’Angleterre est si forte qu’Edmond Simard doit envisager la sous-traitance pour remplir tous ses contrats. Il est intéressant d’ajouter que la qualité de notre bouleau québécois tient à la diversité de nos saisons (été chaud, hiver rigoureux) produisant ainsi une fibre de bois d’une grande résistance.

Edmond Simard achète le bois vendu en bûches de 4 pieds qui seront, par la suite, scier à son moulin, en barreaux de différentes longueurs (18 à 48 pouces). Il va sans dire que ce moulin fait l’affaire de bien des cultivateurs du coin, leur permettant de bûcher une bonne partie de l’hiver et créant ainsi plusieurs emplois indirects. Ajouter à cela une vingtaine d’employés (approcheur, scieur, claireur, ébouteur, pileur, etc.), on peut facilement dire qu’au plus fort de sa production, le moulin emploi une trentaine de personnes, sur une base saisonnière, allant du mois de mars jusqu’au la fin novembre. La production sera chargée à bord de goélettes qui iront rejoindre le navire attendant au large sa cargaison, qui sera, une fois rendue en Angleterre, transformée en fuseaux de fil, manches à balai.

En 1951, année du décès de monsieur Edmond Simard,  le marché est plutôt du côté des Etats-Unis. Le transport se fait par wagons de chemin de fer et par camions. Au début des années 1970, le marché s’essouffle dû à l’arrivée en masse du plastique. Ce sera alors  le commencement de la fin de l’ère du fuseau de fil en bois.

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