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Il me semble utile, dans les circonstances, d’énoncer certains préliminaires avant d’aborder le sujet du poêle à bois.
v L’étymologie du mot patrimoine d’abord.
Du latin « patres » et « monere » c’est-à-dire
« tout ce que nos pères, nos ancêtres nous ont légué ».
- Un deuxième élément qui me semble d’usage, ce sont les types de patrimoine. En effet, on a développé, dans certains milieux, une notion très étroite du mot en limitant l’étude sur la seule dimension de patrimoine culturel : architecture, sculpture, peinture, objets d’usage courant de la vie quotidienne (le poêle à bois se situe dans ce cadre). N’oublions pas que la vie sociale passée et actuelle est un réservoir de traditions de toutes sortes transmises parfois oralement et parfois par écrit. Chez nous au Québec, les dogmes religieux, les légendes, les gestes quotidiens de la vie familiale constituent une mine de renseignements pour alimenter le patrimoine.
- Enfin, un aspect moins apparent et mieux ignoré par la majorité est que le patrimoine est constamment en mouvement. Les spécialistes diront qu’il n’est pas statique, c’est-à-dire figé uniquement dans le passé. En d’autres termes, le patrimoine, c’est celui d’hier, d’aujourd’hui et de demain. On le construit tous les jours : une œuvre d’art contemporaine deviendra le patrimoine de demain. Le corollaire qui découle de cette affirmation est le suivant : l’obligation pour les générations actuelles de préserver le patrimoine du passé et de créer un patrimoine pour l’avenir.
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