Une maison très spéciale

Courtoisie: Jacques Leclerc

À l’Île-aux-Coudres, comme ailleurs au Québec, quelques constructions ont résisté au temps et sont encore aujourd’hui des témoins du début de la colonisation de l’île. La maison Leclerc est l’un de ces témoins.

Son histoire

La maison Leclerc a été construite en 1750. C’est l’une des trois premières maisons qui ont été bâties sur l’Île-aux-Coudres. Son propriétaire a d’ailleurs encore en sa possession des vieux documents et contrats qui datent de 1748. C’est un des premiers Leclerc arrivé au Québec qui l’a construite et elle a toujours appartenu à la famille Leclerc.

Elle a été habitée pendant 202 ans, de sa construction jusqu'à 1952. Elle a été rénovée en 1960 après avoir été classée monument historique en 1959. À cette époque, le conservateur des musées historiques du Québec se nommait Gérard Morissette.

Son propriétaire d’alors, Jacques Leclerc, qui la possède encore aujourd’hui, a décidé d’en faire un musée. Le ministère des Affaires Culturelles a payé une partie des restaurations de la maison et l’autre partie fut payée par le propriétaire. Ces restaurations furent terminées en 1961.

Pendant ce temps, M. Leclerc avait accumulé une importante collection d’objets anciens, la plupart venant de Charlevoix. Il ouvrit donc son musée au grand public en 1962 et pendant 38 ans, des milliers de personnes ont visité les lieux. Malheureusement, la maison Leclerc n’est plus accessible au public depuis l’an 2000.

Son aspect physique

Dans la maison d’origine, il y avait deux logements. Les divisions ont été défaites quand on en a fait un musée. Les murs se déplaçaient car ils étaient montés sur des charnières qui les rendaient mobiles. Quand il y avait des fêtes ou des réunions de famille, on levait les murs et on avait une grande salle.

Basse et trapue, surmontée d’une cheminée de pierre, la maison Leclerc est bien faite pour résister aux vents qui soufflent avec une grande violence parfois, sur ce flanc de l’île. L’épaisse muraille de maçonnerie est en réalité constituée d’un double mur enfermant une couche d’air.

Ainsi, la maison, dont l’intérieur était autrefois en crépi, était plus chaude en hiver et plus fraîche en été. La pierre calcaire qui a servi à sa construction fut recueillie sur les grèves de La Baleine. La chaux de son mortier provenait d’un four à chaux , aujourd’hui disparu. Quand aux bardeaux de son toit, ils avaient dû être fabriqués sur place.

Au cours de la longue existence de la maison Leclerc, le plan de son intérieur a été plusieurs fois remanié.

Ses trésors

Pénétrer dans la maison Leclerc, c’est un peu comme retourner dans le passé de l’Île-aux-Coudres. On a l’impression que la maison et les objets rares qu’elle contient nous racontent leur histoire.

Mais quels sont ces trésors ? Il y en a tellement qu’on ne peut ici tous les nommer. Pour les réunions de famille, il y a des tables qui se transforment en chaises. On découvre des objets rares comme de vieux rouets, de grandes armoires de pin, un poêle à deux ponts, un métier à tisser, des lampes à l’huile de marsouin, de la vaisselle ancienne, des bottes de pêche en peau de marsouin, une Marie-Louise ( petit contenant à mélasse ), des fanaux et, près de la porte, le minot pour mesurer la dîme du curé.

L’objet le plus intéressant et aussi le plus touchant qu’abrite la maison Leclerc est une église miniature qui est la reproduction plus ou moins fidèle de l’église de Saint-Louis. Elle fut découverte par Jacques Leclerc, il y a quelques années, sur la rive sud du fleuve, où elle avait été fabriquée par une dame Séraphine Perron, qui était née et avait passé son enfance à l’Île-aux-Coudres. Cette dame avait toujours refusé de vendre son œuvre. M. Leclerc réussit à la convaincre de la lui céder et cette église a une grande valeur pour lui aujourd’hui.

Notre informateur
M. Jacques Leclerc a gentiment accepté de nous raconter l’histoire de la maison Leclerc. Nous voulons l’en remercier et nous lui souhaitons une longue vie remplie de belles et bonnes choses.
L'équipe
Cette page a été réalisée par Jean-Philippe, Laurent, Cydric, classe d'Hélène Bergeron, 5e 6e année, école saint-Pierre, Ile-aux-Coudres

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